Comment l’agriculture peut-elle répondre à l’arrivée massive de jeunes Sénégalais sur le marché du travail ?

25 juillet 2016
Dr. Ibrahima Hathie, directeur de recherche, Initiative prospective agricole et rurale (IPAR), Dakar


La crise migratoire du début des années 2000, qui a culminé en 2006 avec le départ massif de jeunes des côtes ouest-africaines, a révélé l’acuité de la question de l’emploi des jeunes en Afrique subsaharienne et des risques de déstabilisation qui peuvent en découler[1]. Au Sénégal, le phénomène a connu un écho particulier du fait de la détermination des jeunes à rejoindre l’Europe (« Barça ou Barsakh »[2]), souvent avec la bénédiction de leurs parents. Pour juguler le phénomène, le gouvernement du Sénégal, avec l’appui financier de l’Espagne et de la France, avait proposé un Plan de retour vers l’agriculture (REVA).

En réalité, la crise migratoire n’est que le révélateur d’un problème plus délicat : chaque année, environ 300 000 nouveaux actifs arrivent sur le marché du travail alors que les structures économiques peinent à créer des opportunités d’emplois pouvant absorber ces flux. La population sénégalaise (13,5 millions d’habitants en 2013) est caractérisée par sa jeunesse, la moitié de la population étant âgée de moins de 18 ans, et un taux d’accroissement annuel moyen de 2,7 %, encore élevé.

Comme dans les autres pays d’Afrique, les réponses de l’Etat ont souvent consisté à créer des agences et des fonds de promotion de l’emploi des jeunes et à soutenir l’apprentissage. Partout, les résultats de ces initiatives ont été généralement décevants, mettant en exergue le décalage entre les stratégies proposées et la réalité des structures économiques. De plus, ces initiatives ont souvent peu pris en compte les besoins des jeunes ruraux, se concentrant davantage sur la situation des jeunes diplômés plus visibles et mieux organisés.

Récemment, de nouvelles orientations ont émergé, considérant l’agriculture comme la solution idéale. Au Sénégal, d’importants moyens financiers ont été déployés dans le cadre des projets de l’Agence nationale d’insertion et de développement agricole (ANIDA, ex Plan REVA) et du Programme des domaines agricoles communautaires (PRODAC). Il reste à évaluer rigoureusement ces expériences, en particulier leur efficience et leur efficacité. En plus de comparer le niveau  d’engagement financier avec le nombre d’emplois créés, il faudrait aussi interroger la viabilité et la durabilité de ces modèles. Le coût approximatif du PRODAC est de 100 milliards FCFA sur cinq ans[3].

Entre 2008 et 2010, l’Agence nationale du Plan de retour vers l’agriculture (AN-REVA), devenue l’ANIDA en 2012, a mobilisé 10,199 milliards FCFA, dont 7,156 milliards provenant des partenaires techniques et financiers et 3,043 milliards du budget de l’Etat. Le fonctionnement représente 15 % de ce financement. Le budget cumulé de 2011 et 2012 s’élève à 8,423 milliards. Au début de l’année 2016, le directeur général de l’ANIDA a indiqué que sa structure a réalisé, entre 2008 et 2015, 79 fermes villageoises et familiales dans lesquelles travaillent 10 000 jeunes agriculteurs sénégalais, pour un budget d’environ 17 milliards FCFA.

Conditions requises pour que l’agriculture absorbe une bonne partie des nouveaux actifs

La transformation structurelle de l’agriculture est une condition préalable pour accroître la productivité du travail et le niveau des revenus. Elle suppose des investissements conséquents dans la recherche, le conseil agricole, la mécanisation, la disponibilité d’intrants de qualité (semences et engrais), le bon fonctionnement des marchés d’intrants et de produits avec des incitations appropriées et un crédit adapté.  Elle doit s’insérer dans une stratégie globale de développement des entreprises et des services le long des chaînes de valeur. 

En développant un tissu de petites entreprises adossées à des chaînes de valeur porteuses, celles-ci vont constituer un réservoir d’emplois pour des jeunes formés. L’exemple de la filière du riz irrigué au Sénégal est assez illustratif. Dans la vallée du fleuve Sénégal, il existe 458 décortiqueuses privées qui transforment près de 77 % du riz paddy (c’est-à-dire un riz non décortiqué, qui a conservé sa balle)  produit dans la vallée. En même temps, 28 rizeries ou mini-rizeries fonctionnelles proposent un riz de qualité, apprécié des consommateurs urbains. Une politique agricole et industrielle qui se préoccupe de création d’emplois devrait proposer des stratégies spécifiques d’appui à ces petites entreprises afin de les faire évoluer vers des standards de qualité et accompagner celles qui sont capables de grandir[4]. Malheureusement, les options politiques sont souvent plus favorables à l’investissement privé étranger à grande échelle[5] et  ne sont pas forcément créatrices d’emplois.

Par ailleurs, le développement de la chaîne de valeur du riz irrigué, avec les investissements publics et privés dans les aménagements et la mécanisation, ouvre la voie à l’émergence de petites et moyennes entreprises de prestations de services et des métiers qui en découlent : services d’entretien et de maintenance, gestion, logistique, conduite d’engins… Une politique réfléchie de formation professionnelle ciblant les jeunes et intégrée à la politique agro-industrielle de développement de la chaîne de valeur permettra de réaliser un saut qualitatif durable.

On le voit, l’enjeu fondamental est de repérer les filières porteuses, d’y investir de façon massive et ciblée, en privilégiant la connexion des agricultures familiales au marché par le biais du développement de petites entreprises, en amont comme en aval de la production. Il est donc nécessaire de repenser la politique agricole, notamment son volet création d’emplois, en valorisant des initiatives qui connectent les systèmes de production et l’organisation sociale et qui puissent trouver leur rythme de croisière et se développer comme de véritables entrepreneurs agricoles.

Enfin, la politique foncière est un aspect fondamental à prendre en compte, dans la mesure où les jeunes rencontrent souvent de fortes contraintes d’accès à la ressource. Une étude récente de l’IPAR[6] a montré que la croissance démographique et l’émiettement du patrimoine foncier dû à l’héritage freinent beaucoup de jeunes dans leur désir d’engager des activités agricoles lucratives. Pourtant, dans le delta du fleuve Sénégal, la mobilité relative du foncier par la location ou la vente de terres (transactions illicites au regard de la loi)  facilite l’accès des jeunes au foncier, se traduisant ainsi par leur plus grande implication dans la production agricole. La Loi sur le domaine national interdit toute vente ou location de terres. En fait, sur les terres agricoles sous juridiction du domaine national, les producteurs n’ont qu’un droit d’usage et ne peuvent donc aliéner ces terres. Seul le conseil rural a la prérogative d’affecter ou de désaffecter les terres du domaine national. Cependant, dans la pratique, il existe de nombreuses transactions sur le foncier, surtout dans les zones où il y a une forte pression sur la terre.

Des opportunités à capter et à soutenir

Aujourd’hui le monde rural représente 55% de la population sénégalaise, mais la société s’urbanise progressivement. Cette tendance et les évolutions inéluctables qu’elle engendre (changement de modes de consommation, hausse du niveau de vie) constituent des opportunités intéressantes si cette demande économique est connectée à une offre agroalimentaire nationale et locale. Ainsi, une politique de décentralisation intelligente, qui appuierait le développement des villes secondaires, offrirait  de nouveaux débouchés à une agriculture familiale de type commerciale, renforçant ainsi son rôle de pourvoyeur d’emplois viables et rémunérateurs pour les jeunes. Si l’Etat prenait la résolution de développer de nouveaux pôles régionaux, en dehors de Dakar, en les dotant d’infrastructures et de ressources et en leur permettant une gestion décentralisée de ces ressources, ces pôles secondaires constitueraient un débouché naturel pour une agriculture en transformation connectée au marché local. Outre les maillons aval des chaînes de valeur agricoles, les activités non agricoles peuvent constituer une source d’emplois non négligeable pour les jeunes. Dans la situation actuelle, la plupart des villes secondaires sont dépourvues de tout et ne peuvent offrir aucune alternative aux jeunes, obligés de partir à Dakar ou en Europe.

[1] Hathie I. (2014), Youth employment: a potential destabilizing force in Senegal?, Southern Voice, Africa Up Close blog series, 28 April 2014.

[2] « Barcelone ou la mort »

[3]100 FCA = 0,1524 euro

[4] Dans la vallée du fleuve Sénégal, de petites entreprises de décorticage ont pu évoluer pour devenir de grandes entreprises offrant de multiples services (rizerie, prestations pour le labour et la moisson). On peut citer l’entreprise Coumba Nor Thiam, le GIE Naxadi Deret à Thiagar et le GIE Mbodj et frères à Rosso.

[5] L’entreprise CASL est en train de construire à Ross Béthio (St-Louis) une rizerie d’une capacité de 100 000 tonnes par an.

[6] Hathie I., Wade I., Ba S., Niang M., Niang A., Sow M.K., Ndione Y., Ba C.O. (2015), Emploi des Jeunes et migrations en Afrique de l’Ouest, rapport final Sénégal. 


 


11 commentaire(s)
Merci.
En Corrèze comme en Zambèze, est salutaire tout ce qui peut réduire et raisonner la magie et la vieille idéologie de l'agriculture comme purgatoire de l'emploi et, à tout le moins leur substituer une approche du système rural, périurbain, artisanal, logistique, commercial, financier, industriel et alimentaire, en y faisant les parts des femmes. Salutaire aussi de sortir du manichéisme religion/révolution sur le foncier. Salutaire en général de ne pas instrumentaliser les individus et le destin de ceux qui n'ont pas demandé à naître dans l'attelage. En Cantal comme au Sénégal.
Ecrit le 25 juillet 2016 par : j-m bouquery bouquery@noos.fr 3051

Merci pour cette article,qui , me semble-t-il, touche au problème fondamental d'emploi. J'ai une question sur les activités de CASL. Est ce que cette entreprise est une grande ferme avec monoculture du riz et des ouvriers, ou est ce que elle fonctionne comme un plateforme pour les récoltes des paysans, qui en même temps sont capables de travailler telle, qu'ils peuvent aussi nourrir directement leur famille et entourage ? Promouvoir l'agriculture "paysanne", multifonctionnelle avec un soutien d'investissement et technique et une assurance pluriannuelle du bail ou droit de propriété, qui garantisse la durée d'exploitation, me semble le meilleur façon de créer d'emploi, soigner la terre et nourrir un pays. Cordialement Sjoerd Wartena
Ecrit le 25 juillet 2016 par : Wartena, Sjoerd (terre de liens) wartena.sjoerd@wanadoo.fr 3052

Je confirme les informations fournies dans cet article. Je travail actuellement sur un modèle d'agrobusiness qui prend en compte les modèles développés par ces institutions afin de pouvoir proposer un modèle promoteur d'emploi. ET qui peut être une référence en Afrique de l'Ouest.
Cordiaement
Ecrit le 25 juillet 2016 par : Adamou dit Kimba S Aboubakar adamkimba1979@yahoo.fr 3053

Je suis d'accord avec l'importance vitale et stratégique de l'agriculture et le constat de la faible efficacité des programmes consacrés à l'agriculture, qu'ils soient gouvernementaux ou promus par des ONG.
Par contre je trouve que les options formulées dans cet article pour développer des emplois dans l'agriculture demande à être discutée sur 3 point au moins. 1/ Dépenser davantage d'argent pour les intrans : semences et engrais est un risque de dépendance. Il faut au contraire utiliser davantage de technique et de connaissance biologique et faire des choix de spéculations adaptés pour éviter de devoir payer chaque année et se retrouver dans la spirale ou sont tombés les agriculteurs en Europe. Il faut s'orienter vers le bio et la permaculture qui valorise le travail (10 fois moins cher au Sénégal / Europe) et réduit l'investissement en argent qui est 10 fois plus cher au Sénégal / Europe. Cela permettra aux paysans de conserver la maîtrise de leur activité et de n'être pas dépendants de bailleurs ou de fournisseurs ... ce qui amène au deuxième point. 2/ Si on peut imaginer les retours à la terre ou les nouvelles installations modernes, il faut en premier lieu aider les paysans en place et limiter l'exode rural de leurs enfants. Renforcer l'agriculture paysanne est plus efficace que de faire entrer quelques centaines de milliers d'entrepreneurs agricoles qui vont tuer les 55% de la population qui essaient de survivre. Le fait que les citadins qui augmentent en nombre présentent une opportunité pour ceux, de moijns en moins nombreux qui restent au village n'est qu'une mince consolation. Il faut améliorer les revenus des villageois et leurs conditions de vie car un villageois consomme moins et coûte moins cher à la collectivité. Même si cela déçoit ceux qui raisonnent uniquement en terme de croissance du PIB, les villageois heureux sont préférables aux citadins vivant sans assainissement ni transport décent comme ils sont déjà plus d'1 million à Pikine ou ailleurs. 3/ Pour aider l'agriculture familiale à accéder au marché il est vrai qu'il faut favoriser la transformation et la valorisation des productions. Mais cela sera sans grand effet si la chaîne de valeur n'est pas transformée et si les paysans et les transformateurs associés n'ont pas accès aux marchés locaux, régionaux nationaux : Vendre avant de déplacer les produits, c'est la règle d'or. Les réseaux de communication (sms, web) sont largement utilisés dans les pays d'Afrique anglosaxons pour créer des places de marché agricoles. Pourquoi au Sénégal en est-on encore à dépenser des milliards pour construire des Halles (cf Bignona) qui déplacent des produits périssables non vendus ? Une place de marché électronique ne coûte rien et rapporte beaucoup pour les paysans et les consommateurs. Est-là son principal défaut (pas assez de grain ou d'huile à moudre ) ? En bref la préoccupation de développer des volumes d'affaires pour des prestataires et intermédiaires (fournisseurs d'engrais, de semences, grossistes, organisations professionnelles, exportateurs, etc.) qui consomment 80% de la marge de l'alimentaire est intéressant pour les intéressés mais ne soutient en rien les paysans et l'agriculture et le développement durable. Il faut en tout cas en débattre lucidement et honnêtement avant qu'il ne soit trop tard. FARM me semble un cadre possible pour cette réflexion... le CFSI, Rongead, Cirad, Inter-réseaux etc. pourraient aussi s'associer à ces réflexions. Pour ma part je ne suis qu'économiste passionné par le devt agricole et assez proche du terrain pour ressentir concrètement ce qui menace les millions de paysans sénégalais au-delà des quelques réussites soutenues par les bailleurs. Bien cordialement
Ecrit le 25 juillet 2016 par : CHEVALIER Patrick chevalier.patrick1@gmail.com 3054

Article très illustratif. Touche le problème de la propriété foncière qui est une garanti et une incitation à l'investissement en agriculture. Le problème d'accès à l'emploi, suivi de la migration des jeune peut aussi s'expliquer par le fait que les capitales Africaines sont les seuls lieux d'attraction, non seulement en terme d'emploi mais aussi de bien être. Il faut offrir des dotations initiales à tous, pour ne pas à convoiter d'autres cieux. Aménagement d'espaces verts, bibliothèques rurales, campements villageois, Lampadaires, carrefours fleuris etc...Même si ce jeune arrive à produire en campagne ne pourra pas jouir de son gain. Sa destination finale sera Barcelone ou à défaut Dakar. Il faut s'épanouir et trouver l'envie de vivre...
Ecrit le 26 juillet 2016 par : ABAKAR Madam madamdogo2000@yahoo.fr 3055

Réponse à la question de M./Mme Wartena Sjoerd
La Compagnie agricole de Saint-Louis (CASL) se veut un modèle de « Nucleus Farm » qui intègre l’ensemble de la chaine de valeur (production, transformation et commercialisation). Elle fait de la monoculture du riz et devrait disposer à terme d’une ferme de 4500 ha qui emploie des ouvriers agricoles. En même temps, CASL envisage d’avoir un minimum de 1500 ha par an de contrats de culture avec les paysans. Avec ce dispositif mixte, l’entreprise souhaite alimenter sa rizerie d’une capacité de 100000 tonnes par an. Elle est aussi en train de construire des silos de stockage d’une capacité de 30000 tonnes. En termes d’emplois, l’objectif de CASL est de créer 450 emplois directs, 150 emplois indirects permanents et plus de 1000 emplois induits. En 2015, CASL avait aménagé et exploité 540 ha sous un modèle de ferme avec des ouvriers agricoles.
Ecrit le 27 juillet 2016 par : Ibrahima Hathie ihathie@gmail.com 3056

Merci pour votre article.
Nous sommes aussi en train de mener des reflexions pour líntegration des jeunes dans l'agriculture familiale qu'ils considerent comme un metier non rentable. Cet espace qu'offre FARM nous permettra les echanges et courage.
Ecrit le 27 juillet 2016 par : baylon Katsongo Directeur de la COOCENKI au Nord-Kivu RDC baylonkakatsongo@gmail.com 3057

Bonjour,
Je crois ce plan de redressement est vraiment bénéfique pour le monde agriculture. http://dago-agrosourcing.bio A plus!
Ecrit le 5 août 2016 par : Exportation fève de cacao dagoagro@laposte.net 3059

Bonjour Dr,
Merci pour cette réflexion de haute facture, rien de surprenant venant de vous car vous êtes un imminent Chercheur. Je pense pour que les jeunes puissent retourner à la terre, ce ne sont pas de slogans qui vont les attirer mais plutôt une stratégie bien réfléchie qui prendre en compte les faiblesses la structure économique du Sénégal. Une question me vient à l’esprit: Est ce que les jeunes qui sont déjà dans l'agriculture constitue des modèles de réussite pour les jeunes qui sont tentés par l'immigration? A priori, la réponse est NON. Et cela se pose un problème crucial pour le retour des jeunes à l'agriculture. Vers les années 90 à 2000, qui étaient les modèles pour notre société? La réponse est l'immigré. Oui, il débarque de l'Italie ou Espagne, il construit une belle maison, marie une belle femme, achète une belle voiture et enfin amène ses parents à la Mecque sans compter les petits cadeaux aux amis de la famille. Dans le quartier ou le village, tout le monde chante les louages de ce jeune immigré et c'est comme ça il est devenu un modèle pour toute la société. Il ne faut pas réinventer la roux. On a su construire un modèle "L immigré" alors, aujourd'hui faisons de sorte que le jeune agriculteur soit le modèle et non pas l'immigré. Pour cela, je partage entièrement les propositions de Dr Hathié. La solution doit prendre en compte aussi les points suivants: 1. la maîtrise de l'eau car une bonne partie du territoire national est arrosé que pendant moins de 3 mois. 2. L'accompagnement des initiatives développées par les jeunes et leurs diffusions auprès du grand public 3. Mettre en place une stratégie de gestion des risques liées au secteur (l'agriculture sénégalaise est trop risquée). 4. Promouvoir le développement des marchés des produits agricoles. 5. La formation des jeunes (n'est agriculteur qui veut, c'est un métier et ça s'apprend). Elle ne doit pas être l'issus de secours. Je conseille à nos politiques d'arrêter d'annoncer les milliards qu'ils vont injecter dans le secteur agricole, cela ne suscite que une ruée vers l'agriculture pour capter ces fonds et aller faire autre chose. Je ne citerai pas d'exemple mais un sujet de recherche est d'évaluer les impacts des investissements dans le secteur agricole dans le structure de notre économie.
Ecrit le 11 août 2016 par : SND asliou@hotmail.com 3070

Merci pour cet article dont le contenu, quoique intéressant, n'apporte pas grand-chose de nouveau.
les solutions du genre " La transformation structurelle de l’agriculture est une condition préalable pour accroître la productivité du travail et le niveau des revenus. Elle suppose des investissements conséquents dans la recherche, le conseil agricole, la mécanisation, la disponibilité d’intrants de qualité (semences et engrais), le bon fonctionnement des marchés d’intrants et de produits avec des incitations appropriées et un crédit adapté. Elle doit s’insérer dans une stratégie globale de développement des entreprises et des services le long des chaînes de valeur " ont toujours été proposées et mises en oeuvre à coût de milliard dans plusieurs pays d'Afrique noire sans résultats significatifs, parce que simplement ceux qui sont chargés de piloter ces stratégies ne sont pas réellement soucieux du développement du monde rural... Combien de programmes, avec les mêmes objectifs, n'ont pas eu de phase 1, 2, 3, ...., parfois sous diverses appellations ? Quels changements cela a véritablement induit chez les agriculteurs ? c'est ça en fait le problème. L'agriculteur est par nature un "PAUVRE" dans le contexte africain et n'est pas du tout et ne saurait jamais être un MODELE ! (Là je rejoints parfaitement Mr ou Mme SND). Le modèle, c'est le Mr ou la Dame citadin(e)qui vient faire des réunions au village avec la voiture 4x4, le modèle c'est le banquier, c'est l'homme politique, ... Dans ces conditions, on ne pourra jamais obtenir un retour vers "l'agriculture". Maintenant, imaginons que ce retour vers l'agriculture est obtenu. Qui va consommer la production de tous ces agriculteurs ? les entreprises agroalimentaires ? : j'y crois peu. Avec le faible niveau du pouvoir d'achat des consommateurs, quoique citadins associé à la concurrence des produits importés qui se vendent à bas prix et à un environnement économique instable, l'on ne saurait compter véritablement sue ces entreprises. Les ménages ?: oui ont peut compter sur eux mais quelle quantité supplémentaire vont-ils absorbés ? le marché extérieur ? cela me paraît plus compliqué. Certes, l'agriculture peut contenir une petite partie des jeunes candidats à l'immigration, mais elle ne saurait faire plus. Rendons l'agriculture plus attractive et explorons d'autres secteurs d'activités qui peuvent offrir à ces jeunes l'eldorado recherché en Europe.
Ecrit le 14 septembre 2016 par : Morest morestagossadou@gmail.com 3084

Si nous voulons réduire le chômage des jeunes dans notre pays il y a plusieurs façon de le faire qui ce groupe autour d un seul mot qui est " l agriculture". L agriculture est un mot vaste qui groupe plusieurs secteurs d activités.
IL faut d abord des préalables et ensuite de l action - Attirer les jeunes vers l agriculture ou comment attirer la jeunesse sénégalaise vers cette vocation ? - expliquer aux jeunes l impacte de l agriculture dans un pays et l impacte de l agriculture pour la personne lui-même. -mettre en place une politique agraire forte et ambitieuse qui s appellera " la révolution verte " qui nécessite la formation pratique et la mécanisation -les collèges, les lycées, le primaire installations des potagers ou des jardins maraichers à l enceinte des écoles - construire des école de formation agricole pratique moderne ( sou serre...) -construire une école de formation dédiées aux métiers de tractoristes - diversifié le secteur agricole : pisciculture-maraichage-arboriculture- sylviculture -apiculture - élevage de caprin et ovin- aviculture ( œuf et poulet de chair ) -ouverture d usine d engrais naturel issus des animaux d élevage -Le secteur de la transformation des produits locaux et l innovation est nécessaire -avoir des agents sur le terrain périodiquement -mettre en place la journée de l agriculture dans les établissements scolaire sénégalais -une bonne organisation des fédérations de légume et fruits ... -une subvention et apprendre aux paysans traditionnelles les nouvelles techniques agricole, de tenir un cahier de charge , avoir une entreprise moderne . Le paysan deviendra un gestionnaire agricole avec un l appuie et suivi étatique de cinq ans . - Construire une assemblée nationale pour les agriculteurs du Sénégal .chaque régions du Sénégal sera représenté par un producteur
Ecrit le 27 septembre 2017 par : aminata dominique diouf aminatadominique@hotmail.com 3442

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