Blog Compost

Projet d'appui aux producteurs de coton et de céréales vivrières pour la production de compost

Nos engagements et nos partenaires


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AFAUDEB - Association Faune et Développement au Burkina

Nous écrire :

Jacques Billod jacques.billod@gmail.com

Camille Renaudin camille.renaudin@yahoo.fr

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Vous pouvez faire un don pour soutenir le projet compost de FARM directement en ligne en cliquant sur le lien suivant : http://farm.alvarum.net/kikidempo

Nos documents

Rapports et diaporamas


Compte rendu d'activité du 1° semestre 2012

26 octobre 2012
Le projet de soutien à la confection et à l’utilisation de compost dans le village de Kikidempo au Burkina-Faso initié en 2010, est maintenant dans sa troisième année. Financé par la Société Toiles de Mayenne, des donateurs privés et la Fondation FARM, il a bénéficié à ce jour à 57 agriculteurs appartenant à deux Groupements de Producteurs de Coton, (GPC). Ce projet est le fruit d’une collaboration entre la Fondation FARM, l’AFAUDEB et la Direction provinciale chargée de l’Agriculture du Gourma. Il est mis en œuvre sur place par l’AFAUDEB.

Chaque année il a permis d’équiper 10 agriculteurs et de former aux techniques de compostage tous les volontaires intéressés. Les groupements ont choisi, comme les années passées, les 10 producteurs qui ont été équipés cette année. Ce choix s’est fait en fonction du dynamisme, du manque de matériel et de la capacité des candidats à payer la contribution financière au projet. En outre, en 2012, un producteur a été choisi au sein de chaque GPC en fonction de son assiduité et de son dynamisme pour être un relais technique auprès des autres producteurs du groupement.

En effet, la plupart des travaux nécessitent beaucoup de main d’œuvre et sont pénibles : collecte du matériel végétal, retournement… Pour effectuer ces travaux, ce relais technique est précieux pour les agriculteurs qui doivent gérer l’ensemble des activités agricoles de leur exploitation. Toute la main-d’œuvre familiale est sollicitée et, pour les quatre retournements, les producteurs s’entre-aident à tour de rôle. De plus, l’arrosage des fosses à raison de deux fûts d’eau par fosse à chaque retournement reste une contrainte lourde car les fosses compostières sont installées près des champs et donc souvent éloignées du village et des points d’eau. Les charrettes, subventionnées par le projet, sont d’une grande utilité pour effectuer le transport des fûts d’eau sur des distances pouvant aller jusqu’à 8 kilomètres et, là aussi, l’entre-aide est de mise.

Un suivi-conseil est effectué par les agents d’AFAUDEB auprès des 30 agriculteurs équipés et l’objet des visites et leurs fréquences sont adaptés à la situation particulière de chacun.

Un nouveau module de formation en 2012

En 2012, la formation a porté non seulement sur les techniques agricoles mais aussi sur l’organisation coopérative et la comptabilité simplifiée. Ce sont 57 membres des GPC qui ont suivi cette formation.

Ce nouveau module de formation sur l’organisation coopérative et la comptabilité simplifiée vise à permettre l’autonomisation des groupements. Mis en place à l’initiative des producteurs, il insiste sur certains grands principes coopératifs : adhésion volontaire, démocratie interne, participation, droits et devoirs des membres, indépendance du groupement, collaboration avec les autres coopératives… ainsi que sur la connaissance des organes du groupement et leur fonctionnement : Assemblée générale, bureau, commissaire aux comptes… Les aspects légaux et administratifs sont également abordés.

La formation à la comptabilité simplifiée et à la gestion aborde les stratégies de mobilisation des ressources financières ainsi que les aspects pratiques de tenue de compte : cahier de vente, d’achat, de stock, importance des pièces comptables, ouverture d’un compte en banque…

Collecte des données

La collecte des données agro-économique du projet est en cours. Le traitement de ces données permettra de bien appréhender l’impact du projet sur la production agricole et sur la vie des producteurs de Kikidempo. Cette analyse donnera les premières informations sur les résultats de ce projet. Ceux-ci s’inscriront évidemment sur le temps long dans la mesure où ils concernent un projet agricole, soumis aux aléas climatiques, dont les effets ne peuvent être étudiés qu’avec un recul suffisant.

Vous pouvez consulter le rapport d’activité complet : rapport 1er semestre 2012
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BILAN FINANCIER DE L'OPERATION COMPOST 2011

26 octobre 2012
RECETTES9427
Dons par internet (24 dons)1670
Dons par chèque (6 dons)625
Produit partage Toiles de Mayenne3468
Participation des agriculteurs à l'achat du gros matériel et consommable1029
FARM2635
DEPENSES9427
Formation et suivi des agriculteurs1615
Achat de gros matériel3659
Petit matériel et consommables 2411
Collecte des données884
Gestion du projet par AFAUDEB858





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Evolution des recettes et dépenses de l'opération compost 2011/2010

26 octobre 2012
Comparatif 2011-201020102011Ecarts
RECETTES87479427680
Dons par internet (23 dons)15001670170
Dons par chèque ( dons)420625205
Produit partage Toiles de Mayenne1875.534681592.5
Participation agriculteurs à l'achat matériel et consommable9161029113
FARM4035.52635-1400.5
Formation et suivi des agriculteurs12511615364
Achat de gros matériel36643659-5
Petit matériel et consommables 30372411-626
Collecte des données884884
Gestion du projet par AFAUDEB79585863
DEPENSES87479427680




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Pourquoi aider les agriculteurs de Kikidempo à produire du compost ?

12 décembre 2011
Pourquoi faut-il aider les agriculteurs de Kikidempo à produire du compost ?

Produire du compost en France est chose aisée. Dans notre jardin, au fond du verger voire dans un coin de cour, il suffit de poser un bac en plastique ou de faire un cadre avec des planches de récupération puis d'y entasser de la matière végétale et rapidement le compost se fait naturellement.

Au Burkina Faso les choses sont plus complexes en raison, notamment, des conditions climatiques… Le climat, de type soudano-sahélien, est en effet marqué par une saison sèche durant laquelle souffle l'harmattan, un vent chaud et sec chargé de poussières, et par une saison des pluies qui dure environ quatre mois et s'étend entre mai-juin et septembre. Ces caractéristiques sont autant de contraintes auxquelles la production de compost doit s'adapter…

Pourquoi creuser des fosses et les bétonner ?

La matière végétale doit être rassemblée dans un contenant à l'abri partiel de l'air pour éviter son dessèchement et permettre la fermentation pendant la saison sèche. Le creusement d'une fosse est un moyen peu coûteux d'obtenir des grands contenants afin de produire une grande quantité de compost. Cependant, il est nécessaire de bétonner ces fosses pour éviter l'écoulement de l'eau. Cela protège aussi la matière végétale des termites qui abondent dans la région et qui dévoreraient rapidement la matière végétale. Un rebord en pierres bétonnées est construit autour des fosses pour éviter que les pluies violentes lors de l'hivernage n'inondent la fosse et ne la comblent de terre.

Pourquoi des fûts, des charrettes ?

Les fosses sont construites près des champs de cultures sur lesquels la matière végétale est collectée et où le compost est, par la suite, épandu. Ces champs sont parfois très éloignés des puits installés dans les villages. Or, compte tenu des conditions climatiques, chaque fosse nécessite un apport d'environ 1 000 litres d'eau. Cette eau, nécessaire à l'arrosage des fosses, est transportée dans des fûts sur des charrettes tractées par des ânes sur des distances de plusieurs kilomètres.

Ces charrettes servent également à de multiples usages : transport de la matière végétale, transport du compost sur les parcelles mais aussi transport des récoltes, transport des matériaux et même transport des malades vers le dispensaire ou l'hôpital. La traction asine est un pas décisif dans le développement agricole.

Pourquoi de la formation, de l'accompagnement ?

Les techniques agricoles sont complexes car elles doivent être adaptées aux conditions climatiques, écologiques et sociologiques de productions qui sont très diverses à la fois dans l'espace et dans le temps. Semer à la mauvaise date, ne pas arroser à temps, ne pas réaliser les travaux d'entretien des cultures peuvent être fatale à la récolte et donc à la survie de la famille. L'adoption d'une nouvelle technique est toujours difficile car elle doit faire ses preuves par rapport aux pratiques ancestrales des agriculteurs qui, elles, ont su montrer leur efficacité. La formation et l'accompagnement dans le temps des agriculteurs sont donc indispensables pour l'appropriation et la maîtrise de nouvelles techniques ; tout comme le suivi et le dialogue avec les producteurs qui permettent d'adapter sans cesse ces techniques à leurs conditions de production.

Appuyer les agriculteurs de Kikidempo à produire du compost c'est leur donner les moyens de produire mieux, de sécuriser leurs productions et de valoriser et préserver leurs terres. C'est également, à termes, leur permettre de sensibiliser et de former eux-mêmes les nouvelles générations à ces techniques de compostage.
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Bilan financier de l'opération COMPOST 2010

11 juillet 2011
RECETTES :8747
Dons par internet (20 dons) 1500
Dons par chèque (6 dons) 420
Produit partage Toiles de Mayenne (3875 m de tissu vendu) 1875,5
Participation des agriculteurs Burkinabé à l'achat du gros matériel 916
FARM 4035,5
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DEPENSES :8747
Formation et suivi des agriculteurs 1251
Achat de gros matériel 3664
Petit matériel et consommables 3037
Gestion du projet par AFAUDEB 795

Pour mémoire, les frais de la mission de mise en place de l'opération au Burkina en novembre 2009 ainsi que les billets d'avion ont été pris en charge par FARM.

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Kikidempo vu du ciel avec Google Earth

19 avril 2011
La visualisation du terroir de Kikidempo nécessite Google Earth.
Pour obtenir l’image, il suffit d’ouvrir le fichier kmz attaché à cet article.
Pour télécharger Google Earth : http://earth.google.fr

L’image satellite obtenue via Google Earth permet de voir que les concessions sont relativement étendues au sein du terroir de Kikidempo.
Au nord du village, le toit en tôle de l'école primaire du village (un rectangle blanc) est aisément repérable. Au sud de cette école et à l'ouest de la Route Nationale 18 (orientée Nord/Sud, à droite de l'image), se concentre une trentaine de concessions gourmantché.
Plus au sud, le bas fond (orienté Nord-Ouest / Sud-Est) tient lieu de séparation naturelle entre les quartiers gourmantché et mossi. Les concessions des mossi se concentrent, elles, au nord du forage situé le plus au sud du village.

La localisation des fosses compostières aux abords des champs de brousse (au nord et au sud-est) permet d'entrevoir les distances parcourues par les producteurs pour se rendre sur leurs parcelles, souvent à pieds, à vélo ou en charrette. La plupart d'entre eux ont construit des campements (certains sont visibles, en zoomant, sur l'image) à proximité de leurs parcelles pour y résider lors de la période de l'hivernage, lorsque les travaux agricoles sont les plus intenses (l'installation de la saison des pluies permet le démarrage de la campagne agricole : le labour des champs puis les semis, l'entretien des parcelles, etc., jusqu'à la récolte).

Si vous remontez la Route Nationale 18 vous parviendrez, une vingtaine de kilomètres plus au nord, à Fada N'Gourma, la capitale de la région Est du Burkina Faso. Vous ne pouvez pas vous tromper : la retenue d'eau du barrage est très visible vue du ciel !
Si, au contraire, vous parcourez cette route vers le sud, vous longerez la réserve de faune de Pama (à l'est de la RN 18) pour arriver finalement à la frontière du Bénin.
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Mission Février 2011

14 avril 2011
Du 18 au 26 février 2011, Camille Renaudin a réalisé une mission à Kikidempo dans le cadre du « suivi-évaluation » du projet compost. Elle a été l'occasion de faire le point sur la première année de formation et de production de compost, de lancer la deuxième opération et de définir, avec l'AFAUDEB, les outils nécessaires au suivi du projet sur le long terme.
Durant cette mission, des entretiens de groupe ont été menés avec les producteurs ainsi que des entretiens individuels avec les dix producteurs bénéficiaires du projet. Ces interviews ont confirmé l'intérêt du projet et la satisfaction des producteurs équipés en matériel et en fosses compostières. Elles ont également mis en évidence une forte demande de la part des paysans de poursuivre les formations et de les élargir à d'autres thématiques (aux techniques de lutte contre l'érosion des sols notamment). Un producteur par groupement a été désigné comme « personne source » et sera plus particulièrement formé afin qu'il puisse ensuite mener les formations auprès des membres de son groupement.
Les entretiens avec les producteurs et les visites des fosses compostières (cf. photos) ont aussi montré que l'accès à l'eau est une contrainte majeure pour la production de compost. A cet égard, l'équipement des producteurs (en charrette, bidons, fûts, etc.) se révèle une absolue nécessité pour les paysans qui ont décidé de creuser leur fosse à proximité des « champs de brousse », loin du centre du village et des forages (cf. localisation des fosses compostières dans le terroir de Kikidempo). En effet, sur les dix fosses réalisées en 2010, seules quatre d'entre elles ont été creusées dans le centre de Kikidempo, à moins de 400 mètres, à vol d'oiseau, des forages. Les autres fosses compostières sont situées entre 2 et 5,5 km (toujours à vol d'oiseau) des forages du centre du village (le quatrième forage, au sud du terroir de Kikidempo, appartient au quartier mossi et l'accès est payant pour les producteurs gourmantché).

blogcompost_locfosses.jpg, 131kBblogcompost_locfosses01.jpgblogcompost_locfosses02.jpgblogcompost_locfosses03.jpgblogcompost_locfosses04.jpgblogcompost_locfosses05.jpgblogcompost_locfosses06.jpgblogcompost_locfosses07.jpgblogcompost_locfosses08.jpgblogcompost_locfosses09.jpgblogcompost_locfosses10.jpg
Au moment de cette mission, un premier retournement du compost avait été effectué dans chacune des fosses et celui-ci était déjà dans un état de décomposition avancé. La grosse majorité des producteurs destine ce compost aux parcelles qui vont être semées en maïs la prochaine campagne (2011/2012) et qui entrent dans la rotation maïs/coton ou maïs/coton/mil.

Les demandes des producteurs, leurs contraintes et leurs motifs de satisfaction ont tous été discutés et, à l'issu de ce séjour, une nouvelle convention a été signée avec l'AFAUDEB prenant en compte les enseignements tirés de la première opération compost. Une méthodologie a également été mise en place en concertation avec l'AFAUDEB pour permettre la collecte des données nécessaires au suivi-évaluation sur le long terme de ce projet (elle sera bientôt mise en ligne sur le blog).

Les photos de la mission : cliquer ici (pdf, 7 Mo)
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Une opération qui se déroule conformément aux engagements !

30 novembre 2010
Cela fait maintenant une année que le projet compost a été lancé à Kikidempo. Les premiers mois ont été consacrés à l’étude et la mise au point du projet puis les négociations ont abouti à la signature de conventions entre FARM et Toiles de Mayenne pour la partie financement et avec AFAUDEB pour la mise en œuvre locale du projet.
A ce jour la formation a été réalisée, le matériel a été distribué, les fosses ont été creusées et remplies par les déchets végétaux destinés à être compostés. Le détail de ce travail fait l’objet du rapport d’activité que l’AFAUDEB a rédigé et que vous pouvez consulter ci après.
Les producteurs qui étaient très demandeurs sont toujours très motivés par cette opération et attendent beaucoup du compost pour enrichir la fertilité de leurs terres et augmenter leurs productions. Le compost sera répandu sur les parcelles à l’occasion de la préparation des sols pour les prochaines semailles, c’est-à-dire au cours du deuxième trimestre 2011.
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Le financement du projet

18 mai 2010
Le projet compost est financé en partie dans le cadre d’un contrat de produit partage avec Toiles de Mayenne. Mais qu’est ce qu’un «Produit partage» ?

Un Produit partage est un produit (des tissus d’ameublement bio), réalisé par une entreprise (Toiles de Mayenne) et à destination de ses clients, sur lequel, sans majoration, un reversement fixé, est reversé au profit de la Fondation FARM.
Les avantages du produit partage sont nombreux pour l'ensemble des parties:
- Pour le consommateur, il achète son produit au même prix que d'habitude et a l'opportunité de consommer de manière solidaire car une partie de son achat sera reversé au profit du projet compost de FARM.
- Pour l'entreprise, elle diminue sa marge mais bénéficie d'une valeur ajoutée en terme citoyenne qui lui permet d'améliorer son image, se différencier des concurrents et d'augmenter ses ventes.
- Pour la Fondation, cela lui permet de diversifier ses sources de recettes pour financer ses projets et de bénéficier d'une visibilité supplémentaire car le nom et les actions de FARM sont cités sur les lieux de vente.
-Les producteurs bénéficient du projet

Les clients de Toiles de Mayenne participent au financement le projet compost, mais si vous n'êtes pas client vous pouvez aussi aider les producteurs du Burkina par votre don. Cliquez sur le lien en bas et à droite 'Faire un don' !
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La formation et les photos

27 avril 2010
(Voir la galerie de photos : galerie 1/3, galerie 2/3, galerie 3/3)
Démarrés en mars, les cycles de formation des producteurs de coton à la production de compost viennent de s'achever à Kikidempo. Ils ont débuté par des séances « théoriques », consacrées à la question de la fertilité des sols et de ses déterminants. Ils se sont ensuite concentrés sur les questions concernant la production de compost (matières organiques disponibles pour la confection de compost, valorisation du compost, …).
Les séances suivantes ont été plus « pratiques ». Celles-ci ont été dans un premier temps dédiées à la construction et à la stabilisation des fosses compostières. Une attention particulière a été donnée au choix du lieu de compostage qui gouverne en grande partie la viabilité des fosses. Lors de ces séances, deux fosses compostières ont été réalisées par l'ensemble des producteurs (cf. photos). Tous participeront ensuite à la construction des autres fosses. Dans un deuxième temps, les séances ont été consacrées à l'organisation des différentes étapes nécessaires au fonctionnement des fosses compostières : de la préparation des matières à composter (résidus de récolte, déjections d'animaux, éléments d'adjonctions) jusqu'au remplissage des fosses (cf. photos). Les opérations afférentes à l'arrosage, au retournement, à la couverture, au contrôle de la fermentation et au vidage de la fosse ont été également planifiées.
Le matériel nécessaire à la construction et à la stabilisation des fosses et à la production de compost a été remis aux producteurs lors de ces formations (cf. photos). L'AFAUDEB continue par ailleurs ses activités de suivi auprès des paysans en se rendant régulièrement dans le village.
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L'origine du projet compost

19 janvier 2010
C'est en juin 2009 que Grégoire Denis, Président de Toiles de Mayenne, a contacté FARM dans le but de participer au financement d'une opération d'aide aux producteurs de coton bio africains. Les contacts pris par FARM ont rapidement montré que la production du coton bio en Afrique se heurtait à un problème de commercialisation et qu'il n'était pas opportun d'appuyer ces producteurs dans cette voie. La réflexion a été élargie et Camille Renaudin qui avait longuement enquêté auprès des producteurs de coton de l'est du Burkina Faso a relayé leur demande d'appui pour la production de fumure organique. Cette proposition a entraîné l'adhésion de FARM et de Toiles de Mayenne car la production de fumure organique est la base de la culture biologique. Elle est également indispensable pour pérenniser la fertilité des terres dans les itinéraires techniques utilisant des engrais minéraux.

La mission réalisée dans la région de Fada N'gourma à l'est du Burkina Faso par Camille Renaudin et Jacques Billod du 29 novembre au 5 décembre 2009 a permis de préciser les divers points du projet qui a été lancé dès le début de l'année 2010.

Le but de ce blog est de vous donner des nouvelles de ce projet alors n'hésitez pas à intervenir
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Coton : culture de rente

19 janvier 2010
La région de l'Est, à l'instar des autres régions du Burkina Faso, a une économie qui dépend essentiellement de l'agriculture. Cependant, ces dernières années, cette région connaît des difficultés, particulièrement au niveau du coton qui est l'une des principales cultures de rente. On oppose souvent les cultures de rente, plutôt destinées à l'exportation (coton, café, cacao), qui génèrent des liquidités à ceux qui les produisent, avec les cultures vivrières (céréales principalement) dédiées aux besoins alimentaires des familles. Cette opposition est trop manichéenne pour recouvrir la réalité du terrain. La culture du coton dans la région de Fada N'gourma est pratiquée par des petits exploitants travaillant sur des surfaces inférieures à 7 hectares. Le coton est cultivé au sein d'un système de rotation des cultures sur des parcelles qui ne représentent qu'à peine un quart des superficies des exploitations ; le restant étant dédié aux cultures vivrières. Cette culture a permis aux producteurs de s'organiser en Groupements de Producteurs de Coton (GPC), de bénéficier d'un encadrement technique, de facilités financières et de circuits d'approvisionnement en intrants et surtout d'une certitude de revenus monétaires. Ces revenus sont essentiels dans cette région puisqu'ils donnent les moyens aux producteurs d'accéder aux facteurs de production (matériel agricole, bœufs de trait…), de payer les frais de scolarité de leurs enfants, de recourir au système de soin… Ils participent en cela assurément à l'amélioration de leur condition de vie.
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Compost : l'an 2 !

15 février 2011
Voilà une année que FARM a lancé l'opération compost et la première convention avec l'AFAUDEB est désormais terminée. Le travail a été réalisé conformément au projet : 35 producteurs ont été formés et parmi ceux-ci 10 ont été dotés en matériel. Le compost est maintenant prêt à être réparti sur les parcelles de culture. L'AFAUDEB a rédigé le rapport d'exécution de cette première phase que vous pouvez consulter ci après.

Cette opération a été financée en partie par la Société Toiles de Mayenne dans le cadre d'un produit partage, par 35 donateurs privés sur internet et par FARM.

Grâce à la confiance de tous, nous pouvons préparer une deuxième phase. Il s'agira de mettre en place, d'une part, des outils méthodologiques nécessaires à l'évaluation de la production de compost et à l'analyse des impacts de cette technique aussi bien en termes agronomique, qu'économique et social. D'autre part, cette deuxième phase nous permettra de lancer une deuxième campagne d'équipement et de formation.

Nous comptons donc toujours sur votre soutien pour poursuivre ce projet.

Notre rapport d'activités 2010 : (pdf, 1,4 Mo) : cliquer ici
Notre diaporama en version anglaise (pdf, 14 Mo) : cliquer ici
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AFAUDEB

20 mars 2010
L'Association Faune et Développement au Burkina pour la Faune associe des techniciens et des producteurs burkinabè qui travaillent avec les populations habitant dans la périphérie des parcs nationaux de conservation de la faune et de la nature en vue d'une utilisation durable des ressources naturelles. Son but est de permettre à ces populations de bien comprendre la richesse que représente ces zones protégées et de développer des activités qui leur permettent d'en vivre sans détruire ce patrimoine.
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Le choix d'un partenaire Burkinabè

21 mars 2010
A la suite d'un appel d'offre auprès de 3 ONG burkinabè basées à Fada N'Gourma, c'est l'AFAUDEB (Association Faune et Développement au Burkina) qui a été sélectionnée pour assurer la mise en œuvre du projet. Deux techniciens agricoles de cette structure seront affectés directement à ce projet ainsi qu'un technicien de la Direction Provinciale de l'Agriculture, de l'Hydraulique et des Ressources Halieutiques.
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