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Renforcer les chaînes de valeur en Afrique : les conditions d’une contractualisation durable

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Dans le dernier numéro de sa revue trimestrielle Secteur Privé & Développement, Proparco, la filiale du Groupe AFD dédiée au financement du secteur privé, s’interroge : « L’Agro-industrie, un levier pour le développement. A quelles conditions ? ». La fondation FARM souligne l’intérêt de l’agriculture contractuelle pour améliorer l’efficacité des chaînes de valeur, en renforçant la coordination entre les acteurs, et intégrer les petits producteurs dans les filières. Etats et bailleurs ont un rôle crucial à jouer pour permettre à la contractualisation de se déployer et atteindre les objectifs du développement durable.

Pour accéder à la revue Secteur Privé & Développement (1er trimestre 2019) et à l’article de FARM, cliquer ici

Conférence FARM - Premiers résultats de l’observatoire mondial du soutien à l’agriculture : du grain à moudre pour les politiques


Le 6 mai 2019, la fondation FARM a lancé officiellement son observatoire mondial du soutien à l’agriculture lors d’une conférence qui s’est tenue au siège de Crédit Agricole S.A., à Montrouge.

Cet observatoire, qui s’étoffera au fil des années à venir, vise à donner les clés de compréhension des interventions des Etats dans le secteur agricole. L’objectif est de fournir des indicateurs synthétiques et des éléments d’analyse pour comparer, suivre et évaluer l’efficacité des politiques agricoles, en particulier en Afrique.

En effet, de par la diversité de ses fonctions, économiques, sociales et environnementales, l’agriculture est concernée par la plupart des 17 objectifs de développement durable fixés par l’Organisation des Nations unies à l’horizon 2030. Pour relever ces défis, les acteurs des filières agroalimentaires doivent opérer dans un cadre institutionnel et réglementaire propice, les incitant à mettre en œuvre les transformations nécessaires. Les politiques agricoles, en particulier, jouent un rôle majeur.

Lors de cette conférence, introduite par Jean-Christophe Roubin, directeur de l’Agriculture à Crédit Agricole S.A., FARM, par la voix de son directeur, Jean-Christophe Debar, a mis en évidence les principales conclusions (lien vers le document) de son futur rapport relatif au montant, à la composition et à l’évolution des soutiens octroyés par les différents Etats à leurs agricultures.

Une table ronde a permis de débattre des résultats obtenus et de leurs implications pour l’intervention publique en agriculture. Y intervenaient : François Doligez, chargé de programme, IRAM ; Jean-François Isambert, président, AgriCord ; Martin von Lampe, analyste principal des politiques agricoles, OCDE ; Kako Nubukpo, doyen de la Faculté des sciences économiques et de gestion, université de Lomé ; et Valentina Pernechele, coordonnatrice du Programme de suivi et d’analyse des politiques agricoles et alimentaires, FAO. Les échanges étaient modérés par Jean-Luc François, ancien responsable de la division Agriculture, développement rural et biodiversité à l’AFD.

Pour télécharger la présentation de Jean-Christophe Debar, cliquer ici.

FARM contributeur au rapport ARCADIA 2019


Fruit d’une collaboration étroite entre Cyclope et le Policy Center for the New South, le rapport ARCADIA (Annual Report on Commodity Analytics and Dynamics in Africa) propose, à un rythme bisannuel, des analyses conjoncturelles et structurelles sur l’Afrique et les marchés mondiaux de matières premières. La Fondation pour l’agriculture et la ruralité dans le monde contribue à l’édition 2019 par un article sur « Les agricultures africaines au défi de la transformation structurelle ».

Les auteurs de l’article, Jean-Christophe Debar et Abdoul Fattath Tapsoba, montrent que l’agriculture africaine a fait de remarquables progrès en termes de production, mais continue de souffrir d’une médiocre productivité. Cette situation a des coûts considérables, dans plusieurs domaines : pauvreté endémique, insécurité alimentaire persistante, manque de compétitivité internationale, incitation à la déforestation. De plus, elle freine la transformation structurelle de l’économie, dont le moteur historique, dans les autres régions, a été l’augmentation des revenus dans les zones rurales. Pour autant, l’Afrique ne peut pas répliquer, à court terme, le modèle de développement suivi par les pays à haut revenu, fondé sur un exode rural massif permettant d’agrandir fortement la surface des exploitations agricoles et de fournir des actifs aux autres secteurs de l’économie. En raison de l’expansion démographique, en effet, il est illusoire de penser que le nombre d’agriculteurs va se réduire rapidement et que l’industrie et les services pourront absorber la majeure partie de l’excédent de main d’œuvre agricole. En outre, il est souhaitable que l’agriculture se développe de manière plus durable, tant sur le plan social - avec l’inclusion des petits agriculteurs, largement majoritaires, dans les chaînes de valeur – qu’environnemental - à travers une modification des systèmes de production visant à restaurer la fertilité des sols et à s’adapter au changement climatique. Les politiques publiques ont un rôle majeur à jouer dans cette transformation, en encourageant la recherche et la vulgarisation agricoles et en stimulant la création d’emplois en amont et en aval de l’agriculture. Il s’agit de privilégier le développement des filières, plutôt que celui de la production agricole, et de s’appuyer sur une politique de développement rural, plutôt que sur des mesures sectorielles. Au-delà de l’amélioration des performances économiques, l’enjeu est de réduire les écarts de revenu entre villes et campagnes, ainsi qu’entre les territoires, pour mieux partager les fruits de la croissance et en garantir la pérennité.

Pour télécharger le rapport ARCADIA 2019, cliquer ici.

Débat : les enjeux pour une huile de palme durable en Côte d’Ivoire


En collaboration avec l’Association interprofessionnelle du palmier à huile de Côte d’Ivoire (AIPH), la fondation FARM a organisé un débat sur « les enjeux pour une huile de palme durable en Côte d’Ivoire », le 28 février 2019, au Salon international de l’agriculture de Paris.

La table ronde, modérée par Jean-Christophe Debar, directeur de FARM, a été ouverte par Coulibaly Minayaha Siaka, directeur de cabinet du ministre de l’Agriculture et du Développement rural de Côte d’Ivoire. Elle regroupait Abdoulaye Berete, secrétaire exécutif de l’AIPH ; Frédéric Amiel, chercheur à l’Institut du développement durable et des relations internationales (IDDRI) ; Christophe du Castel, spécialiste de la biodiversité à l’Agence française de développement (AFD), Véronique Sourdeval, directrice des achats à Cérélia et membre de l’Alliance pour la préservation des forêts ; et Michel Eddi, président-directeur général du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD).

Les intervenants ont souligné les défis considérables que doit relever la filière ivoirienne – et plus globalement africaine - du palmier à huile dans les prochaines décennies. Il s’agit, tout à la fois, de répondre à la demande alimentaire en forte croissance et d’augmenter le revenu des petits planteurs qui fournissent la majeure partie de la production, sans empiéter davantage sur les forêts, dont une grande part a déjà disparu.

La réponse passe notamment par une forte hausse des rendements, dans le cadre d’une intensification écologique fondée sur l’amélioration variétale et une adaptation des systèmes de production, favorisant en particulier l’agroforesterie. Le palmier mérite toutes les attentions car il fournit beaucoup plus d’huile par hectare que le soja ou d’autres oléagineux. De plus, pour lutter plus efficacement contre la déforestation, la politique sectorielle traditionnellement appliquée au cacao, à l’hévéa, au palme… doit faire place à une approche territoriale, conjuguant les efforts des différentes filières pour planifier l’utilisation des terres et mettre en valeur, de manière appropriée, leur potentiel de production.

Les clés du succès dans l’entrepreneuriat agricole en Afrique


Le cabinet de conseil APEXAGRI et la fondation FARM ont associé leurs connaissances complémentaires des filières agricoles et agroalimentaires africaines pour mettre en valeur les expériences d’entrepreneurs locaux. Les entretiens réalisés auprès de vingt responsables dans treize pays d’Afrique mettent en lumière leur détermination et leur implication, mais aussi les difficultés auxquelles ils sont confrontés pour la pérennisation de leurs activités et la réussite de leurs projets de développement.

Télécharger l’étude complète : http://www.fondation-farm.org/zoe/doc/etudeapexagri.pdf

Atelier : Chaînes de valeur agricoles et compétitivité de l’agriculture familiale – 15 novembre 2018, 14 h-17 h 40, à l’AFD


L’atelier, organisé par l’Agence française de développement et la Ferdi (Fondation pour les études et recherches sur le développement international), a pour objectif d’explorer les conditions de la compétitivité de l’agriculture familiale face aux nouvelles chaînes de valeur agricoles.

Jean-Christophe Debar, directeur de FARM, interviendra dans le panel « What can be done to promote smallholder competitiveness in restructured supply chains, with an emphasis on the roles of quality recognition and contracting? ».

Programme et inscription

Contractualiser avec les agriculteurs en Afrique : rapport du groupe de travail


Le 27 juin 2018 - La Fondation pour l’agriculture et la ruralité dans le monde vous propose le premier rapport du groupe de travail qu’elle anime sur le thème : Contractualiser avec les agriculteurs en Afrique.

L’Afrique doit relever d’immenses défis : nourrir une population qui va doubler d’ici à 2050, alors que près d’un quart de la population au sud du Sahara ne mange pas à sa faim et que le changement climatique aura des effets globalement négatifs sur la production agricole ; lutter contre la pauvreté, alors que plus de 40 % de la population vit avec moins de 1,90 $ par jour ; créer des emplois en grand nombre, pour les millions de jeunes qui arrivent chaque année sur le marché du travail.

Les filières agroalimentaires sont un levier essentiel pour relever ces défis et atteindre plusieurs des Objectifs de développement durable fixés par l’Organisation des Nations unies en 2015. Le potentiel agricole de l’Afrique est en effet encore largement sous-exploité et l’amélioration des performances tout au long des chaînes de valeur peut contribuer à accroître fortement les revenus et l’emploi, en particulier dans les zones rurales où se concentre l’extrême pauvreté.

La contractualisation entre agriculteurs et entreprises d’amont ou d’aval est un outil majeur pour la construction et le renforcement des filières. Son impact bénéfique sur les revenus des producteurs est largement documenté. Pourtant, elle est encore peu développée en Afrique, à l’exception de certaines productions, et fait l’objet de plusieurs critiques. La plus courante est que les contrats permettraient aux entreprises agro-industrielles d’asseoir leur domination sur un secteur agricole très atomisé, constitué majoritairement de petites exploitations, qui se verrait ainsi imposer des conditions de production ou de commercialisation inéquitables. Cet argument est légitime et appelle une réponse, mais il est loin de résumer la complexité de la situation et d’expliquer les difficultés rencontrées par la contractualisation.

Dans ce contexte, FARM a constitué un groupe de travail avec des entreprises françaises(Agrial, Avril, Compagnie Fruitière) et africaines (Dafani, Danaya Céréales) et une ONG, le Gret, pour comprendre les raisons de ces difficultés et réfléchir aux solutions susceptibles de les surmonter, afin que l’agriculture contractuelle puisse contribuer pleinement au développement durable de l’agriculture en Afrique.

Télécharger le rapport.

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