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Colloque annuel de FARM "Agriculture délaissée : terreau de l’insécurité" au Centre de conférences de l’OCDE, 16 décembre 2014, Paris

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Dans de nombreux pays du Sud, notamment les plus pauvres, l’agriculture est un moteur du développement. Elle est donc un élément essentiel de leur stabilité politique et économique. Cette thèse, qui semble évidente, a pourtant été souvent ignorée ou négligée par les organisations internationales et les gouvernements au cours des dernières décennies : il a fallu attendre les « émeutes de la faim » de 2007-2008 pour redécouvrir les vertus du développement agricole pour la croissance, l’emploi et la réduction de la pauvreté. Certains conflits récents, ainsi que l’expansion des trafics en tous genres (drogues, armes, êtres humains, etc.) et des zones de non-droit, en particulier en Afrique et au Moyen-Orient, interrogent sur les relations existant entre le non-développement agricole et l’insécurité.

Tel est l’objectif principal de ce colloque, qui constitue un volet d’un programme de travail associant la fondation FARM et le Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux (CGAAER) : montrer en quoi le délaissement de l’agriculture est un facteur de conflictualité, en s’appuyant sur les exemples des zones saharo-sahéliennes et de certains pays arabes. Il ne s’agit évidemment pas de nier le complexe écheveau des multiples éléments - lutte pour le contrôle des ressources, rivalités ethniques, dissensions religieuses, etc. - qui concourent à l’instabilité des régions concernées, mais d’examiner plus particulièrement comment le désengagement de l’Etat du secteur agricole, ou son incapacité à créer un cadre favorable à l’agriculture, ont été des facteurs causaux ou aggravants. Pour les responsables politiques, comme pour la communauté internationale, l’enjeu est de taille : identifier les principaux déterminants du non-développement agricole, contribuant à la paupérisation du monde rural, pourrait permettre de prévenir les risques de crise et de conflit.

Venez débattre de ce sujet avec des agriculteurs, des chercheurs, des experts de la Défense et des responsables politiques. Le programme du colloque sera mis en ligne prochainement.

Consulter le programme.

Les inscriptions sont ouvertes.

Point de vue de Bernard Fouquet, 20 novembre 2014 "Pour un développement du crédit à l’agriculture : l’option du mutualisme"


La faiblesse du crédit à l’agriculture est un obstacle majeur à la croissance de la production agricole en Afrique. Historiquement, dans les pays industrialisés, les organisations coopératives ont joué un rôle prépondérant dans le développement du financement des exploitations agricoles, grâce à l’adéquation entre les principes mutualistes et la forte décentralisation des décisions de crédit. Au XXème siècle, le Crédit Agricole en France, le Mouvement Desjardins au Québec et le Groupe Rabobank aux Pays-Bas, ont accompagné la restructuration et la modernisation de l’agriculture, dans leurs contextes respectifs, par l’offre de financements adaptés.

Sans succomber à la tentation d’une transposition directe de certains des facteurs qui expliquent le succès des banques coopératives occidentales, Bernard Fouquet, ancien directeur des risques et des contrôles permanents du pôle Caisses régionales de Crédit Agricole, tente néanmoins de s’en inspirer et suggère, dans ce Point de vue publié par FARM, des pistes de progrès possibles du crédit à l’agriculture dans trois pays qu’il a récemment étudiés, le Mali, le Sénégal et la Tunisie. Ses propositions ont été discutées par Dominique Lesaffre, président de l’International Association of Investors in the Social Economy (INAISE) et responsable géographique à la Solidarité internationale pour le développement et l’investissement (SIDI) et Claude Torre, chef de projet, division Agriculture, Ruralité et Biodiversité, de l’Agence française de développement.

Télécharger le Point de vue en français

Diaporama :

5ème journée européenne des coopératives agricoles, organisée par le journal Les Echos, mardi 23 septembre 2014


La 5ème journée européenne des coopératives agricoles, organisée par le journal Les Echos, mardi 23 septembre 2014, a réuni plus de 160 dirigeants autour du thème « Les coopératives agricoles à la conquête du monde ».

Jean-Christophe Debar, directeur de la fondation FARM, et Philippe Labro, directeur de Tereos Océan indien, sont intervenus à la table ronde « Saisir l’opportunité africaine : exemple de success stories ». Dans cette table ronde animée par le journaliste Arnaud Fleury, les deux invités ont porté un même message : l’Afrique représente un potentiel de développement économique et démographique qui se traduira par des besoins agricoles importants. « Je pense qu’il faut effectivement prendre conscience de la révolution qui est en train de se passer et qui s’est enclenchée en Afrique. Un bouleversement de contexte qui va bien sûr agir sur le potentiel de consommation. L’Afrique va très certainement importer de plus en plus de produits agricoles ou alimentaires » a souligné Jean-Christophe Debar.

Point de vue de Peter Hazell, 23 septembre 2014


"Repenser le rôle des petites exploitations agricoles dans les stratégies de développement"

Depuis la Révolution verte, le développement agricole centré sur les petites exploitations est considéré comme favorable à la croissance économique, la réduction de la pauvreté et le renforcement de la sécurité alimentaire. Mais cette conception a changé ces dernières années, note Peter Hazell, économiste renommé du développement, dans un Point de vue publié par la fondation FARM. En Afrique et en Asie, le nombre de petites exploitations augmente. Il est peu probable que la plupart d’entre elles puissent vivre durablement de l’agriculture. Dans ce contexte, faut-il réorienter les stratégies de développement vers les grandes exploitations, que beaucoup de gouvernements supposent mieux à même de relever les défis ?
Ce Point de vue a été lancé mardi 23 septembre 2014, au cours d’un petit-déjeuner-débat avec Peter Hazell, Dr. Jürgen Fechter, et François Burgaud.

Voir le diaporama du petit-déjeûner-débat

Document de travail 6 "Developing a typology of agricultural holdings for improved policy design : a preliminary case study of Malawi"


  • Document de travail n°6 - Septembre 2014
  • Auteur : Mathilde Douillet (FARM) et Angélique Toulon
  • Au Malawi, la majorité de la population dépend de l’agriculture et les exploitants agricoles sont considérés comme de "petits agriculteurs". Mieux caractériser la diversité des exploitations agricoles et les facteurs de leurs transformations est essentiel pour informer les décideurs politiques et adapter les politiques publiques, dès leur conception, à la diversité des besoins et des capacités des ménages. Le but de ce rapport est de fournir une typologie préliminaire des exploitations agricoles au Malawi, en contribuant à la réflexion sur la méthodologie internationale du WAW (World Agriculture Watch - Observatoire des Agricultures du Monde), ainsi qu’aux débats de politique intérieure au Malawi.
  • Télécharger le document en anglais (pdf, 1.4 Mo)
  • Résumé en français (pdf, 250 ko)

Conférence internationale « Révolutionner le financement des chaînes de valeur agricoles », organisée par le CTA, Nairobi, Kenya, 13-18 juillet 2014


La fondation FARM a organisé pendant cette conférence internationale une table ronde sur "Lever les barrières au développement de l’assurance agricole" (voir détails ci-dessous). La conférence du CTA a débuté, les 13 et 14 juillet, par le 2ème Briefing continental africain sur le thème « Promouvoir des modèles financiers inclusifs pour les agriculteurs africains ». La rencontre a permis aux différents représentants de l’Organisation panafricaine des producteurs agricoles (OPPA) d’analyser les derniers résultats de la recherche en matière de finance inclusive en agriculture et de partager les facteurs de réussite issus d’expériences concrètes. Compte tenu des besoins en investissement des différents acteurs, pour répondre aux futurs défis régionaux de sécurité alimentaire, le financement fut une fois encore présenté comme le moteur essentiel au développement des chaînes de valeur agricoles.

Small vs large farms : an old debate which remains open today


The debate on the optimum size of farms is very old, dating back at least to the end of the 19th century, when most experts believed that ultimately agriculture would be like any other sectors of the economy and many authors spoke of the industrialization of agriculture. But subsequently that view was more and more challenged. And in the 1960s, a broad consensus emerged among professional economists, particularly those concerned with economic development, on the superiority of small family farms. The debate appeared settled. Yet several developments in recent decades - notably the existence of very large farms in countries of the former Soviet Union, the forms taken by what is commonly called “land grabbing” in Africa, the economic dynamism of large commercial farms in several Latin American countries - have put the consensus on the superiority of small farms into question. The purpose of this essay is to review this old debate, to show its great policy relevance today and to suggest that public policies supporting small farms continue to be warranted today, as situations vary greatly among countries and among regions. Strategies targeting small family farms that can produce for the markets, i.e., beyond subsistence needs, and be linked to value chains are of primary importance, for social as well as economic reasons.

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