
Note n°2 - Mars 2012
Auteur : Billy Troy
Le concept de productivité de l’eau est de plus en plus utilisé dans les réflexions sur la gestion de l’eau et le développement agricole. Il se heurte cependant à plusieurs limites, qui en atténuent la portée. Faut-il alors faire de l’augmentation de la productivité de l’eau agricole (« more crop per drop ») un objectif en soi ? Il semble en fait qu’il pourrait être plus intéressant d’utiliser ce concept comme un indicateur, pour concevoir des stratégies de développement permettant d’agir conjointement sur la gestion de l’eau, la mise en œuvre de systèmes de culture productifs et durables et l’intégration des petits producteurs dans les filières agricoles. Dans cette perspective, l’appui aux organisations professionnelles agricoles comme les coopératives et les associations d’irrigants, notamment pour renforcer leurs fonctions économiques, constitue un levier crucial.

Le projet pilote de Réseau des irrigants méditerranéens (RIM) a pour vocation d’expérimenter des formations professionnelles au Maghreb sur les économies d’eau en irrigation et le développement des filières, au bénéfice de groupements d’agriculteurs (coopératives et associations d’irrigants). Nous sommes heureux de vous annoncer la publication du rapport de bilan et de perspectives du projet et nous vous invitons à retrouver les partenaires du projet RIM lors du Forum mondial de l’eau à Marseille (12-17 mars).

Note n°1 - Février 2012
Auteur : Jean-Christophe Debar
Les échanges jouent un rôle crucial dans la sécurité alimentaire mondiale : d’où l’intérêt du dernier rapport statistique de l’OMC, qui permet de dresser un panorama du commerce international de produits alimentaires. Selon l’OMC, l’Union européenne est restée le premier exportateur mondial de nourriture en 2010, devant l’ALENA (Accord de libre-échange nord-américain) et le MERCOSUR (Marché commun du cône sud-américain). Depuis dix ans, la croissance du commerce alimentaire mondial provient essentiellement des pays émergents, mais l’Afrique, importatrice nette, ne réalise qu’une part infime des exportations. Ses échanges intra-régionaux sont peu développés et son potentiel agricole est très sous-exploité.

A l’occasion de son colloque annuel, qui s’est tenu le 20 décembre 2011 à Paris sur le thème « G20 agricole : quelles suites ? », la Fondation pour l’agriculture et la ruralité dans le monde (FARM) a invité des responsables agricoles ouest-africains à participer aux débats. En prélude au colloque, FARM, avec l’appui de l’AFDI Nationale et Picardie, a organisé pour ces responsables agricoles une journée de visite dans trois coopératives agricoles dans le département de l’Aisne. C’était une première, pour la fondation, que de préparer ce genre de visite pour des agriculteurs ouest-africains en France. Des interviews réalisées auprès des participants ont permis de capitaliser sur cette expérience. FARM a ensuite travaillé ces interviews pour en faire un montage audio/photo regroupant les principales thématiques abordées lors de la journée.

Les pays d’Afrique sub-saharienne doivent-ils réformer leurs politiques commerciales en vue d’une intégration régionale au sein du continent ou plutôt favoriser la libéralisation multilatérale avec le reste du monde ? Quelles sont les implications de ces choix sur l’objectif de ces pays d’accroître la transformation locale des produits agricoles ?
Dans une note de l’IFPRI, Mathilde Douillet présente les options pour le Malawi.

Le colloque "G20 agricole : quelles suites ?" a eu lieu le 20 décembre dernier au Centre de conférences Pierre Mendès-France, au Ministère de l’Economie, des Finances et de l’Industrie, à Paris.
Pour le communiqué de presse, cliquez ici.
Les présentations des intervenants et les vidéos des interventions sont maintenant disponibles. Cliquez ici pour en savoir plus.

La Déclaration finale du sommet de Cannes, qui a réuni les chefs d’Etat et de gouvernement du G20 les 3 et 4 novembre 2011, reconnaît le rôle crucial de l’agriculture. Elle appelle à « remédier à la volatilité des prix alimentaires et renforcer la production et la productivité agricoles » et désigne la sécurité alimentaire comme une « priorité » du développement. Les pays du G20 veulent notamment encourager « les investissements dans l’agriculture qui bénéficient aux petits exploitants » et étudier « la possibilité de renforcer l’accès aux marchés et le poids des petits producteurs dans les chaînes de valeur ».
Pour en savoir plus, télécharger la déclaration finale
Voir également le document de Bernard Bachelier : Le G20 agricole : une chance pour l’agriculture mondiale ? (pdf, 293 Ko)